
Relecture d'imagerie médicale
Qu'est-ce qu'une IRM cérébrale anormale ?Par Pascaline Olivier le 24/03/2025
Un pied creux est le terme utilisé pour décrire un pied présentant une voûte plantaire excessivement courbée avec rapprochement des appuis antérieurs et postérieurs. Cette affection, plus ou moins marquée, touche 10% à 30% de la population générale. Elle n’est considérée pathologique que lorsqu’elle est la cause de symptômes. Le pied creux peut-être lié à une pathologie neurologique, secondaire à un traumatisme ou être idiopathique (c’est-à-dire sans cause retrouvée).
La prise en charge d’un pied creux est très variable selon la clinique du patient. Il est donc essentiel d’évaluer chaque cas isolément. Notamment, certaines indications à une intervention chirurgicale peuvent être difficiles à poser, et peuvent varier en fonction de l’âge. Un deuxième avis est donc très utile dans ce cas.
Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.
Le spécialiste du pied creux est un chirurgien orthopédiste.
Il est important dans le bilan d’un pied creux de consulter un neurologue pour déceler une potentielle maladie sous-jacente si celle-ci n’est pas connue.
Les symptômes d’un pied creux sont multiples et évoluent au cours du temps.
Il est le plus souvent asymptomatique dans l’enfance et parfaitement réductible.
Chez l’adulte le tableau est dominé par la rigidité du pied et la douleur ainsi que la gêne au chaussage.
Les douleurs sont classiquement décrites au niveau du talon, sous l’avant-pied (métatarsalgies) ainsi que sur les bords dorsal et latéral du pied. Des douleurs articulaires et des tensions musculaires sont courantes.
Le pied creux entraîne des zones d’hyper-appui notamment sous l’avant-pied et sur le bord latéral du pied pouvant être responsable de douleurs. Des durillons et des ampoules peuvent également apparaître.
Une bosse douloureuse peut apparaître au sommet de la déformation, à la face dorsale du pied.
D’autres atteintes orthopédiques peuvent être favorisées par le pied creux, notamment les orteils en griffes ou des hallux valgus.
Le pied creux peut s’accompagner (entraîner) d’une désaxation de la cheville, la forme la plus courante étant le varus (équin) (bascule du talon en dedans). Celle-ci peut alors être responsable d’une instabilité de la cheville.
Enfin, des atteintes des tendons liées à la déformation chronique et la rigidité de l’articulation peuvent être observées.
L’examen au baropodoscope permet de constater la diminution de la largeur de la bande isthmique (zone d’appui latérale du pied) dans le stade 1 du pied creux, son interruption dans le stade 2, ou sa disparition complète dans le stade 3.
L’examen neurologique global de la sensibilité et des réflexes ostéotendineux du membre pelvien est indispensable.
Une radiographie du pied suffit à poser le diagnostic. Elle permet d’évaluer le type de pied creux (antérieur, postérieur ou mixte) et de quantifier la sévérité de la déformation ainsi que de suivre son évolution. Il est important que celle-ci soit réalisée “en charge”, c’est-à-dire debout.
Si une cause neurologique est suspectée, une consultation de neurologie est indispensable. Elle peut déboucher sur une IRM du rachis ou un électromyogramme (EMG).
L'intérêt d’un traitement précoce est notamment de soulager les douleurs, de prévenir des déformations secondaires, et parfois de freiner l’évolution.
Une rééducation avec un kinésithérapeute a pour objectif de maintenir les mobilités articulaires passives du pied et des orteils, de lutter contre la rétraction des muscles et des tendons par des étirements, d’entretenir la force musculaire, d’entretenir la proprioception, de surveiller la bonne adaptation aux orthèses.
Une visite régulière chez un podologue est également importante pour traiter les cors qui pourraient se former.
Des orthèses plantaires (semelles) voire des chaussures orthopédiques conçues sur mesures permettent un soulagement par meilleure répartition des appuis, et l’amélioration de la marche.
Chez l’enfant on peut proposer également une correction plâtrée par plâtres dévrillants. L’idéal est de commencer la correction plâtrée dès l’apparition des premiers signes cliniques. A la sortie des plâtres, un appareillage nocturne sur mesures est obligatoire.
Si le traitement conservateur ne suffit pas à limiter la gêne et la douleur, certains cas de pied creux nécessitent une intervention chirurgicale. Le chirurgien évaluera au cas par cas les gestes à réaliser et pourra, par exemple, proposer des ostéotomies (c'est-à-dire des coupes osseuses pour corriger les déformations) ou une arthrodèse (pour maintenir la stabilité).
Mise à jour le 23/11/2022 Revue par le Docteur Roger Parot
Chirurgien infantile
Hôpital Armand Trousseau (APHP)
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