
Relecture d'imagerie médicale
Qu'est-ce qu'une IRM cérébrale anormale ?Par Pascaline Olivier le 24/03/2025
L’urétroplastie est une technique chirurgicale utilisée pour réparer l’urètre (le canal urinaire) en cas de sténoses (rétrécissements) du canal urinaire. Le traitement de la sténose est décidé avec le patient en fonction de sa gêne et de la localisation, de la longueur, de la largeur de celle-ci. On différencie classiquement les traitements endo-urétraux et les traitements chirurgicaux par voie ouverte (urétroplasties). Les traitements endo-urétraux (urétrotomie et dilatation) se pratiquent à travers le canal urinaire (par les voies naturelles, sans cicatrice). Les traitements chirurgicaux se pratiquent par voie ouverte (urétroplasties), et ont comme objectif de réparer le canal urinaire rétréci ou de le remplacer. La prise en charge des sténoses de l’urètre a récemment évolué, suite aux résultats décevants des traitements endo-urétraux et à l’amélioration des techniques de reconstruction urétrale. En cas de sténose récidivante, longue ou complexe, la chirurgie ouverte par urétroplastie est la technique de référence et permet d’obtenir les meilleurs résultats avec un taux de succès à long terme est élevé estimé entre 70 à 95 %. Le choix du type d’urétroplastie dépend de la localisation, de la longueur, de l’aspect, de la partie sténosée de l’urètre (sévérité du rétrécissement).
Actuellement les principales techniques d’urétroplasties sont les techniques d’élargissement de l’urètre avec greffe de muqueuse buccale. On effectue une incision permettant de libérer l’urètre rétréci jusqu’en zone saine. L’urètre est ensuite réparé en apportant un tissu sain (greffe) qui viendra refermer l’urètre. Le tissu le mieux adapté pour remplacer l'urètre est l’intérieur de la bouche (muqueuse buccale) qui est naturellement humide, résistant à l’acidité et facilement prélevable avec un taux de complications faible. Les techniques d’excision-anastomose (incluant les techniques sans et avec transsection du corps spongieux), ont comme objectif de retirer la sténose et de suturer les 2 extrémités saines de l’urètre, mais elles ne peuvent être réalisées que pour des sténoses courtes de l’urètre bulbaire (partie la plus profonde de l’urètre). Les techniques de remplacement de l’urètre avec greffe libre (en 2 temps), sont proposées en cas de situation complexe, lorsque l'urètre rétréci du patient est trop malade pour être réparé. Dans ce cas, on réalise un remplacement de tout l’urètre. La prise en charge nécessite plusieurs interventions et l’utilisation de greffe de muqueuse buccale. L'urétrostomie est proposée dans le cas où l’urètre est considéré comme non réparable. On peut aboucher l’urètre sain en amont de la sténose afin que la miction puisse se faire sans difficulté, ceci impose d’uriner en position assise (urétérostomie périnéale).
Un deuxième avis permet dans un premier temps de mieux comprendre la maladie et de mieux appréhender l’intervention chirurgicale en rétablissant les grandes lignes de l’opération, pourquoi on décide de cette intervention et comment elle va se dérouler.
Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.
C’est le chirurgien urologue qui est chargé de l’intervention. En consultation, il établit d’abord le diagnostic. Par exemple dans le cadre d’une sténose de l’urètre il détermine sa forme, sa longueur, sa position à l’aide d’une fibroscopie. Il faut consulter également l’anesthésiste avant l’opération.
L’urétroplastie peut être recommandée face à différentes pathologies telles que :
L’intervention se déroule au bloc opératoire sous anesthésie générale. Elle dure entre 2 et 3 heures. Le patient est allongé, les jambes surélevées et écartées sur la table opératoire. Une fois l’anesthésie établie, le chirurgien urologue va inciser en regard de la zone rétrécie. Les différents plans inférieurs (bourses, scrotum, périnée) seront ouverts pour atteindre la sténose, l'urètre sera ensuite libéré sur la zone rétrécie. La sténose sera incisée. En cas de prélèvement de greffe, celui-ci sera le plus souvent prélevé à l’intérieur de la bouche (muqueuse buccale). Puis le chirurgien viendra placer le greffon de muqueuse buccale au niveau de la partie d’urètre à reconstruire afin de rétablir un calibre normal de celui-ci. Différents points de suture seront réalisés pour positionner la greffe et la suturer à l’urètre. Un drainage urinaire sera ensuite réalisé par une sonde urinaire et un cathéter suspubien, laissé pour une période de 1 à 3 semaines en moyenne. La durée d'hospitalisation est en général de 2 à 3 jours.
Les suites opératoires sont généralement peu douloureuses et le patient peut se lever dès le lendemain de l’opération. Durant les premiers jours (2 à 3j) post opératoire, l’alimentation est liquide, puis peu à peu une alimentation normale est rétablie. La sortie d’hôpital a lieu 2 à 3 jours après l’opération, avec une sonde urinaire et un cathéter suspubien relié à une poche (accrochée à la jambe) par lequel s’écoule les urines, ce drainage urinaire sera retiré environ une vingtaine de jours après l’opération.
Le bénéfice principal de l'urétroplastie porte sur l’amélioration des troubles mictionnels.
Le principal risque est celui d'échec de l'urétroplastie avec une récidive de la sténose dans 20 % des cas uniquement. Dans cette situation, un traitement complémentaire pourra être proposé. Les autres complications que l’on peut rencontrer suite à l’urétroplastie sont :
Pour ce type d’intervention, l'arrêt du tabac est important.
Mise à jour le 28/04/2022 Revue par le Docteur François-Xavier Madec
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