Le
traitement de la sténose œsophagienne nécessite fréquemment la
répétition des méthodes employées, afin d’une part de limiter les risques de complication du
traitement en agissant de façon progressive, d’autre part en raison du risque de récidive après traitement.
La
dilatation endoscopique est un traitement efficace pour les
sténoses simples. Il existe deux techniques qui ont des résultats équivalents : la
dilatation par bougie de Savary-Gilliard et la
dilatation au ballonnet hydrostatique. Les bougies sont des
cylindres de silicone de diamètre croissant : on commence par une bougie à peine plus grosse que le diamètre de l’œsophage au niveau de la sténose, et on augmente progressivement jusqu’au diamètre souhaité ; le
ballonnet est introduit dégonflé à travers la sténose puis gonflé d’eau sous pression jusqu’au diamètre souhaité. Quelle que soit la technique et l’expérience du praticien, il existe un
risque de perforation de l’œsophage lors d’une dilatation, qui est estimé à 1 à 2 %.
En cas d’
échec ou de
récidive après 3 à 5 séances de dilatation bien conduites, on ne parle plus de sténose simple, mais de
sténose réfractaire, pour laquelle des moyens complémentaires peuvent être nécessaires : dans ces situations, l’
injection de cortisone dans la sténose, les
incisions au sein de la sténose ou encore l’utilisation temporaire d’une
endoprothèse ou
stent (grillage cylindrique en métal recouvert de plastique qu’on place de part et d’autre de la sténose pour dilater celle-ci de façon permanente durant quelques semaines ou mois) sont des options à discuter. Toutes ces techniques sont pratiquées sous
endoscopie. En cas d’échec des techniques endoscopiques, la
chirurgie qui consiste à enlever une partie de l’œsophage (
œsophagectomie) est un ultime recours possible.