
Relecture d'imagerie médicale
Qu'est-ce qu'une IRM cérébrale anormale ?Par Pascaline Olivier le 24/03/2025
La pose d’une bandelette sous-urétrale est un acte chirurgical qui vise à traiter l'incontinence urinaire d’effort.
Celle-ci se caractérise par une perte involontaire d’urine suite à un effort. Elle n’est pas précédée de l’envie d'uriner. Elle survient lors d'activités qui augmentent la pression abdominale comme la toux, l’éternuement, le rire, le saut, la course, le port de charges lourdes ou toute autre activité physique.
Elle est causée par une faiblesse des muscles du plancher pelvien ce qui réduit les mécanismes de soutien du canal de l’urètre et de la vessie.
Il peut parfois exister un dysfonctionnement du sphincter urétral.
Parfois cette incontinence urinaire d’effort est associée à un prolapsus (ou descente d’organe).
Les facteurs contributifs incluent les grossesses, les accouchements, la ménopause, l’obésité et certaines interventions chirurgicales pelviennes.
Un arrêté ministériel encadre depuis Octobre 2020 la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme. Il demande qu’une évaluation stricte comportant un examen clinique et un interrogatoire soit réalisée.
En première intention, une rééducation périnéale sera proposée pour traiter les symptômes.
Elle consiste en des exercices permettant de renforcer les muscles du périnée. Plusieurs séances sont nécessaires et des séances d’entretien peuvent être nécessaires pour maintenir son efficacité.
Elle associe des recommandations d’hygiène de vie (perdre du poids en cas de surpoids,
éviter la constipation, arrêter le tabac).
Le recours au pessaire, une prothèse introduite dans le vagin afin de maintenir les organes, peut être proposé. Il est utilisé en particulier lorsqu’il existe un prolapsus associé, pour les patientes à très haut risque chirurgical, refusant la chirurgie, ou en solution d’attente avant une chirurgie.
Aucun médicament n’est actuellement actif ou recommandé pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort.
La chirurgie constitue un traitement de 2ème intention en cas d’inefficacité de la rééducation et de gêne importante.
La pose d’une bandelette sous-urétrale est l’intervention chirurgicale de référence, après échec d’un traitement conservateur, ou en cas d’incontinence urinaire d’effort sévère.
D’autres interventions, sans pose de bandelette synthétique existent (colposuspension rétropubienne, bandelette autologue, injections de produits de comblement autour de l’urètre, ballonnets autour de l’urètre, sphincter urinaire artificiel).
Elles relèvent cependant de situations particulières ou complexes.
Avant toute décision, votre chirurgien doit vous donner les informations relatives à l’incontinence d’effort, aux différents traitements conservateurs et chirurgicaux disponibles avec les avantages et les risques de chacun, le suivi post-opératoire et la conduite à tenir en cas de complication.
La proposition de pratiquer un acte de pose d’une bandelette sous-urétrale est faite en concertation par une équipe pluridisciplinaire de pelvi-périnéologie (urologue, gynécologue-obstétriciens, et si besoin médecin spécialisé en rééducation périnéale), après avoir envisagé toutes les solutions possibles. Un compte-rendu écrit de cette concertation vous est remis.
La bandelette n’a pas pour but de comprimer l’urètre. Elle doit, par sa présence, remplacer les ligaments qui n’assurent plus efficacement le contrôle des fuites d’urine. La mise en place de ce matériel, bien que simple, nécessite une vraie expérience pour donner les résultats les plus efficaces et adaptés à chaque patiente.
Le deuxième avis permet de :
Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.
Le spécialiste à consulter pour la pose de bandelette sous-urétrale est un chirurgien urologue ou un chirurgien gynécologue spécialisé en incontinence urinaire.
La maladie éligible est l'incontinence urinaire d'effort.
Cette intervention chirurgicale consiste à implanter, par une courte incision dans le vagin, une bandelette, entre l’urètre et le vagin, afin de soutenir l’urètre. Cette bandelette s’intègre dans les tissus et est implantée de manière définitive.
Deux types de techniques chirurgicales existent selon la voie d’implantation :
L'hospitalisation se fera sur une journée en mode ambulatoire. Le temps passé en salle d’intervention est de 30 minutes. Ce temps comprend l’installation et un geste chirurgical de 15 à 20 minutes. L’intervention peut se dérouler sous anesthésie générale ou péridurale.
Lors de l'opération, il sera pratiqué 2 types incisions : l’une dans la cavité vaginale de 1 cm et l’autre comprenant 2 incisions cutanées qui seront, en fonction de la technique opératoire, soit en arrière du pubis soit à la racine des cuisses.
Les bénéfices de l'intervention se constatent dès les premiers jours après l’intervention avec une correction de l’incontinence urinaire d’effort.
La durée de convalescence est d’environ deux semaines. Durant cette période, il vous est possible de reprendre des activités normales, tout en évitant les efforts violents, le port de charges lourdes, de prendre des bains. Il convient également d’éviter les rapports sexuels pendant un mois.
Une consultation de contrôle avec votre chirurgien doit être réalisée dans le mois suivant l’intervention.
Au minimum, une nouvelle consultation devra avoir lieu dans un délai d’un an.
Certaines complications sont possibles, communes à toute chirurgie (infection locale ou généralisée, plaie d’un organe proche, saignement avec hématome, phlébite et embolie pulmonaire, réaction allergique).
Des complications spécifiques à l’intervention peuvent être observées, telles que :
Des complications plus spécifiques à chaque technique chirurgicale peuvent survenir telles que :
Votre médecin pourra vous préciser les autres complications qui peuvent survenir dans de rares cas.
Il peut arriver, dans certains cas, que les complications nécessitent une nouvelle intervention, en vue notamment de retirer la bandelette. Si vous présentez des symptômes (fièvre, douleurs, envie fréquente d’uriner...) après l’implantation de ce dispositif, vous devez rapidement consulter votre médecin.
La proposition de pratiquer un acte d’explantation est faite en concertation par une équipe pluridisciplinaire après avoir envisagé toutes les solutions possibles.
Après avoir reçu ces informations, vous bénéficiez d’un délai de réflexion suffisant avant de prendre votre décision.
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