Un
examen clinique avec
fond de l’œil suffit au diagnostic, car le tableau clinique est très typique et en général facilement reconnaissable pour le médecin. Établir le diagnostic le plus vite possible permet de traiter au plus vite, il faut donc consulter le plus vite possible en cas de suspicion d’
occlusion veineuse rétinienne.
La recherche d’une
hypertonie oculaire (pression excessive dans l’œil qui n’est pas douloureuse jusqu’à un certain point) est utile, car elle peut avoir favorisé la survenue d’une occlusion veineuse rétinienne.
Certains examens complémentaires sont utiles pour affiner le diagnostic :
- photographies du fond de l’œil,
- angiographie fluorescéinique notamment pour préciser la forme ischémique ou non,
- tomographie en cohérence optique (OCT).
L'
occlusion artérielle même minime nécessite un
bilan cardio-vasculaire complet orienté par l’âge et les antécédents du sujet. Un traitement antiagrégant plaquettaire ou anticoagulant est souvent mis en œuvre en attendant les résultats du bilan. Une
maladie de Horton est également souvent recherchée.
L'
occlusion veineuse rétinienne implique principalement des sujets âgés avec des
facteurs de risques vasculaires (l’
hypertension par exemple); les
glaucomes et l’
hypertonie oculaire sont d’autres facteurs de risques de cette pathologie. Chez le sujet jeune, le bilan se tourne également vers les
maladies inflammatoires générales ou de la rétine.
Donc, dès lors que le diagnostic d’occlusion vasculaire est posé, il est nécessaire de rechercher une cause à cette pathologie, avec donc un
bilan biologique et cardio-vasculaire. En effet, il ne faudrait pas passer à côté d’une autre pathologie qui pourrait être plus grave encore.