
Dermatologie
Prévenir les maladies de la peau : quels sont les facteurs de risque ?Par Marion Berthon le 29/10/2021
Le psoriasis est une maladie chronique inflammatoire de la peau se manifestant par l’apparition de lésions cutanées érythémato-squameuses (lésions croûteuses blanches sur peau rouge et inflammatoire).
Ces plaques rouges inflammatoires sont la conséquence d’un renouvellement cutané excessif.
Le psoriasis touche 2 % de la population et débute le plus souvent à l’adolescence ou chez l’adulte jeune. Cette lésion se localise habituellement sur des zones cutanées exposées au contact et donc au frottement, notamment le cuir chevelu, ce qui nous intéresse ici. Lorsque les lésions régressent, elles ne laissent en principe pas de cicatrice.
La moitié des personnes souffrant de psoriasis ont une atteinte du cuir chevelu.
Des facteurs génétiques et environnementaux (infections, médicaments, stress, chocs émotionnels, ...) peuvent favoriser l’apparition de lésions psoriasiques. Le tabac et l’alcool ont potentiellement un rôle aggravant les lésions préexistantes.
Le psoriasis du cuir chevelu n’est pas contagieux.
Dans le cas du psoriasis du cuir chevelu, un deuxième avis peut être utile, car cette pathologie peut être confondue avec d’autres atteintes cutanées (dermite séborrhéique ou eczéma chronique).
De plus, de nombreux traitements sont disponibles et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, un deuxième avis peut apporter des explications plus claires, le traitement peut être aussi plus ou moins efficace et il peut être intéressant de discuter des alternatives thérapeutiques possibles.
Pour les patients avec une atteinte rhumatismale associée, un deuxième avis peut aussi apporter beaucoup notamment pour écarter les diagnostics différentiels.
Il sera également important de consulter un spécialiste pour rappeler certaines règles préventives, pour éviter l’apparition des lésions, pour l’utilisation des médicaments et notamment pour éviter certaines complications (surinfection en cas de grattage, ...).
Mais aussi toutes les questions spécifiques que vous vous posez.
Le spécialiste du psoriasis du cuir chevelu ou de toutes autres maladies de la peau, est le dermatologue.
En cas de problèmes rhumatismaux induits par le psoriasis du cuir chevelu, le rhumatologue serait le spécialiste à consulter.
Le psoriasis du cuir chevelu se manifeste par des lésions rouges et croûteuses qui peuvent être douloureuses, inflammatoires et peuvent entraîner des démangeaisons ou des sensations de brûlure dans 30 à 60 % des cas.
Un rhumatisme, c’est-à-dire une douleur articulaire, peut apparaître chez environ 20 à 25 % des personnes ayant un psoriasis du cuir chevelu.
Dans une minorité de cas, le psoriasis du cuir chevelu peut entraîner des pertes de cheveux (une alopécie).
Le diagnostic de psoriasis du cuir chevelu est clinique, c’est-à-dire fait au cabinet du médecin, par l’observation des lésions cutanées.
Il existe cependant des diagnostics différentiels dont deux prédominent largement :
Le rhumatisme associé au psoriasis du cuir chevelu peut connaître aussi des diagnostics différentiels ; polyarthrite rhumatoïde par exemple ou spondylarthrite ankylosante (ces deux dernières pathologies ne sont cependant pas associées à des lésions cutanées).
Dans de très rares cas, en cas de forme atypique du psoriasis, un prélèvement cutané sous anesthésie locale (de type biopsie) peut être effectué pour affirmer le bon diagnostic.
Il existe des traitements du psoriasis du cuir chevelu, mais ces traitements n’entraînent pas de guérison définitive.
Les deux principaux traitements locaux disponibles sont :
Le traitement de référence pour le psoriasis du cuir chevelu repose sur un gel fait de l’association vitamine D et corticoïde, cette association ayant une meilleure efficacité qu’un des deux traitements pris seul.
Il existe d’autres traitements locaux proposés pour lutter contre la sécheresse de la peau comme des huiles ou des protecteurs cutanés.
Dans les formes étendues ou graves d’autres traitements peuvent être utilisés, comme le méthotrexate, la ciclosporine, ou les biothérapies qui ont révolutionné la prise en charge. La photothérapie ou les rétinoïdes (dérivés de la vitamine A) sont désormais moins utilisées.
Les traitements locaux (corticoïdes + dérivés de la vitamine D) sont cependant suffisants dans la plupart des cas.
Mise à jour le 12/12/2023 Revue par le Docteur Pierre-André Becherel
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