En cas de fièvre prolongée, il est primordial de connaître avec la plus grande exactitude sa température corporelle. Il est pour cela nécessaire de veiller à la prendre à distance des repas et après 20 minutes de repos. Les voies à favoriser sont l’aisselle et la bouche. Pour obtenir la température centrale, il faut penser à augmenter de 0,5 degré le résultat obtenu.
La fièvre doit être caractérisée par sa date de début, son mode de début (brutal ou progressif), savoir si elle est récurrente (si elle est revenue après plusieurs jours/mois sans fièvre), connaitre les éventuels traitements déjà suivis et s’ils ont fonctionné ou non contre cette fièvre. Savoir si elle évolue en clochers (pics thermiques) ou de façon ondulante (jours avec et jours sans fièvre).
D’autres signes peuvent être associés : douleurs, frissons, sueurs, nausées, vomissements, diarrhée.
Il est également nécessaire de rechercher des signes pathologiques caractéristiques d’organes particuliers et qui pourront orienter le diagnostic. Un aspect particulier de la peau ou des muqueuses, la présence de ganglions ou de masse palpable sont par exemple à examiner.
Enfin, le contexte de survenue de cette fièvre est également à évaluer : immunodépression, antécédents personnels d’infections à répétitions, opérations chirurgicales récentes, cancers ou déficits immunitaires, prises de médicaments récentes ou de toxiques, voyages en zone tropicale, notion d’allergie, animaux, contage avec des personnes malades etc...