
Médecins spécialistes et hyper-spécialistes : qui sont-ils et quand les consulter ?
On observe ces dernières années une forte tendance à l’hyperspécialisation des médecins. Spécialistes, hyper-spécialistes, qui sont-ils et quand doit-on les consulter ?
Au commencement, il y a le médecin traitant. C’est lui qui accompagne le patient au quotidien, souvent depuis de nombreuses années. Il bénéficie d’une vision globale de la santé de son patient et tient le rôle de référent et de coordonnateur dans le parcours de soins. Si l'état de santé le requiert, le médecin traitant orientera vers un médecin spécialiste.
Spécialistes et hyper-spécialistes, quand doit-on les consulter ?
Endocrinologue, psychiatre, cardiologue, neurologue, gynécologue, pédiatre, anesthésiste… Un spécialiste est un praticien qui, à la fin de son cursus de médecine, a poursuivi sa formation et l’a orientée sur un organe, une population spécifique (enfants, personnes âgées) ou une technique médicale spécifique. Il existe 44 spécialités médicales : 13 spécialités sont dédiées à la discipline chirurgicale et 28 spécialités relèvent de la discipline médicale. En ville ou à l’hôpital, il sont consultés quand les patients doivent faire examiner ou soigner un organe particulier ou lorsqu'ils sont atteints d’une maladie nécessitant l’avis d’un spécialiste. Certains spécialistes sont à consulter régulièrement même en étant en bonne santé notamment le gynécologue, le dermatologue, et le cardiologue à partir de 50 ans.
Pour pousser plus loin le niveau d’expertise, il est également possible de consulter un hyper-spécialiste, c’est-à-dire un « spécialiste qui s’est spécialisé dans sa spécialité ». Périphrase impressionnante, mais rien de bien compliqué. Prenons l’exemple de la neurologie, discipline qui étudie le système nerveux. Un neurologue est un spécialiste, et un neurologue expert de la neurologie cognitive, de la neurologie pédiatrique, de la neuro-oncologie, de la neuro-ophtalmologie ou encore de la neuro-génétique est un hyper-spécialiste. Pour l’anecdote, notons que dans les années 60, la neurologie était une discipline de la psychiatrie. Il s’agit donc déjà d’une spécialité dans la spécialité.
De façon générale, pour pouvoir consulter ces spécialistes et hyper-spécialistes une ordonnance de prescription de la part du médecin traitant est fortement recommandée. Elle n'est pas obligatoire mais permet d'obtenir une prise en charge au maximum de la part de la sécurité sociale.
Pourquoi cette hyperspécialisation des médecins ?
L’hyperspécialisation des médecins répond à la nécessité pour les praticiens de maintenir leurs connaissances à jour dans un contexte d’évolution constante de la recherche, des pratiques médicales et des équipements notamment lié à l’évolution permanente des techniques et des technologies. En choisissant des sur-spécialités, les hyper-spécialistes se donnent ainsi les moyens d’acquérir une connaissance exhaustive de leur domaine d’expertise et de faire progresser la recherche. Exerçant au sein de structures de référence, ils voient un nombre significatif de patients au cours de consultations dédiées et développent ainsi une maîtrise considérable de leur domaine. Pour les autorités sanitaires, cette tendance de fond est un gage de qualité, dès lors que ces hyper-spécialistes gardent une approche globale du patient.
Le cas des maladies rares
Pour les maladies rares, il existe des structures d’excellence scientifique et clinique spécialisées : les centres de référence. En raison du faible nombre de patients concernés et de la rareté des équipes spécialisées dans chaque pathologie, les centres de référence ont pour mission principale de faciliter le diagnostic, de définir les protocoles de prise en charge, de mettre en place des travaux de recherche et de former les professionnels de santé à ces pathologies. Autour de ces pôles de référence, se sont constituées des filières de soins spécialisées formées de plusieurs hôpitaux certifiés qui permettent d’améliorer l’accès au diagnostic et la qualité de la prise en charge : les centres de compétences.
Depuis quelques années on observe donc une spécialisation et hyper-spécialisation croissante des médecins qui va dans le sens d’une amélioration de l’expertise ciblée et qui offre aux personnes malades des réponses adaptées à la complexité de la pathologie dont ils souffrent. Pour trouver le bon spécialiste, il est recommandé de passer par le médecin traitant de façon a obtenir des conseils à ce sujet et une prescription de consultation.
Publication le 04/07/2024 par Marion Berthon
Mise à jour le 04/07/2024 par Maellie Vezien
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